POÈMES DES TEMPS DE COVID-19 : Le ciel est par-dessus le toit, Paul Verlaine, 1881 – N°3

Paul Verlaine, [1844 – 1896]

Vous connaissez certainement ces vers célèbres :

Les sanglots longs

Des violons

De l’automne

Blessent mon cœur

D’une langueur

Monotone.

     Ce sont les premiers vers du poème « Chanson d’automne » paru dans le premier recueil, « Poèmes saturniens », publié par Verlaine en 1866. « Le ciel est par-dessus le toit » est sans doute aussi connu, bien qu’il n’ait pas eu le même retentissement historique que le précédent.

     On le trouve dans le recueil « Sagesse », édité en 1881. Au cours des quinze années qui séparent 1866 de 1881, Verlaine aura une vie pour le moins tourmentée. Plus encore que Baudelaire, Verlaine est l’archétype du poète maudit, du mélancolique maladif.

     La plupart d’entre nous savent à quel point sa rencontre avec Arthur Rimbaud en 1871 influa sur sa vie.

Arthur Rimbaud, [1854 – 1891]

     Tous deux vécurent une relation amoureuse conflictuelle jusqu’en 1873, qui se termina lorsque Verlaine fit feu sur Rimbaud et le blessa.

     Cette tentative de crime passionnel le conduisit en prison et c’est au cours de son séjour en incarcération qu’il écrit plusieurs poèmes dont « Le ciel est par-dessus le toit ».

     Le titre du poème s’éclaire alors aisément. Cette phrase simple indique tout bonnement ce que le poète voyait et entendait depuis sa cellule.

    À la fin de son temps d’emprisonnement, qui dura deux ans et qu’il accomplit en Belgique (Bruxelles et Mons), il se convertit au catholicisme  (1874) et entama une nouvelle période de sa vie au centre de laquelle il placera la piété comme valeur souveraine.

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